{N}1,{/}1: Dieu nous est plus pr\u00e9sent que nous ne le sommes \u00e0 nous-m\u00eames. Pas besoin de courir \u00e0 la recherche de la vraie sagesse: elle est Esprit venu de Dieu pour nous visiter. Mais, elle ne se r\u00e9v\u00e8le qu'aux justes.
Comment exprimer la proximit\u00e9 du Dieu inaccessible et saint? Ici, l'auteur parle de la Sagesse, de la Justice et de l'Esprit de Dieu. Il en parle comme s'il s'agissait de personnes envoy\u00e9es par Dieu pour s'occuper de nous. En r\u00e9alit\u00e9, c'est une fa\u00e7on de nous pr\u00e9senter Dieu lui-m\u00eame qui, tout en pr\u00e9servant son myst\u00e8re, est tout pr\u00e8s des hommes et des \u00e9v\u00e9nements.
Dieu n'a pas fait la mort, et la perte des vivants ne lui cause aucun plaisir. Sa cr\u00e9ation est bonne et elle est au service des hommes. La mort ne vient pas de Dieu comme l'expliquent les versets 2,23-24, mais de la jalousie du diable, l'esprit du mal. Nous sommes invit\u00e9s \u00e0 nous tourner vers Dieu avec confiance: penser du bien de lui implique rejeter toutes ces fausses questions: Pourquoi est-ce que Dieu permet le mal, la mort, les tremblements de terre, et les trag\u00e9dies? Dieu ne d\u00e9sire que la vie.

{N}1,{/}16: Un hasard nous a fait na\u00eetre. Les impies, c'est-\u00e0-dire ceux qui se sont lib\u00e9r\u00e9s de la loi de Dieu et de leur conscience, sont amis de la mort, puisqu'ils ignorent la vraie vie. Pour eux la sagesse consiste \u00e0 profiter de la vie: jouissons des biens pr\u00e9sents.
Voyons si ce qu'il dit est vrai. Parce qu'ils sont amis de la mort, les impies vont in\u00e9vitablement pers\u00e9cuter et m\u00eame tuer les bons. Pour eux qui n'ont ni foi ni loi, c'est comme un jeu: ils ont besoin de d\u00e9truire les autres pour se convaincre qu'ils sont les seuls \u00e0 profiter de la vie.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu lui viendra en aide. Les paroles de 2,16-20 nous font penser, bien s\u00fbr, \u00e0 J\u00e9sus sur la croix. Matthieu, en particulier, les rappellera en 27,43.
La mentalit\u00e9 de l'impie qui ne croit \u00e0 rien apr\u00e8s la mort ressemble assez \u00e0 celle de la soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 nous vivons. Pas de pers\u00e9cution ouverte contre les chr\u00e9tiens, mais dans n'importe quelle institution, leur pr\u00e9sence d\u00e9range - et pas seulement en politique - parce que la pr\u00e9sence de quelqu'un d'honn\u00eate, ou l'exemple d'un chr\u00e9tien vrai d\u00e9range.
Il ne vit pas comme les autres et son comportement est bizarre. A l'\u00e9poque o\u00f9 ces choses ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites, les Juifs \u00e9taient mal vus des pa\u00efens parce qu'ils ne se m\u00ealaient pas avec les autres et observaient les mille et une coutumes de leur religion. Mais m\u00eame si les chr\u00e9tiens n'essaient pas de se distinguer, le t\u00e9moignage d'une vie o\u00f9 on est logique avec la foi surprend.
Quand on prend son parti, on en fait l'exp\u00e9rience. Il y a une usure physique qui est cons\u00e9quence de la "libert\u00e9 morale"; l'usure du coeur, de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, de la capacit\u00e9 d'esp\u00e9rer est beaucoup plus destructive: "Celui qui s\u00e8me dans la chair en r\u00e9coltera corruption et mort" (Ga 6,8). Voir aussi Rm 6,21.
Ceux qui prennent son parti: celui du tentateur. Le texte consid\u00e8re donc, comme fera J\u00e9sus, que derri\u00e8re la masse des maux qui d\u00e9chirent l'humanit\u00e9, et derri\u00e8re nos incroyances, il y a une pr\u00e9sence de "l'Ennemi" (voir Mt 13,39; He 2,14-15).

{N}3,{/}1: Les \u00e2mes des justes sont dans la main de Dieu. C'est la grande affirmation de ce livre. Dans les livres ant\u00e9rieurs de la Bible, l'\u00e2me signifiait seulement le souffle de vie, c'est-\u00e0-dire en fait la vie de l'individu qui dispara\u00eet \u00e0 la mort. Maintenant, l'\u00e2me d\u00e9signe ce qui dans la personne ne meurt pas avec le corps.
Leur d\u00e9part appara\u00eet comme une d\u00e9faite. L'auteur pense sp\u00e9cialement aux justes qui sont morts victimes des mauvais. (Nous savons que le "juste" est celui qui fait la volont\u00e9 de Dieu.) Cette mort semble contredire la bont\u00e9 de Dieu. Mais seul le corps a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit: "ils resteront aupr\u00e8s de Dieu", comme J\u00e9sus le rappelle (Luc 20,38).
Ils sont entr\u00e9s dans la paix. Ils jouiront \u00e9ternellement de ce qu'ils ont esp\u00e9r\u00e9 sur terre. Nous ne voyons qu'un aspect de la mort: nous ne saurons jamais comment chacun a exp\u00e9riment\u00e9 son d\u00e9part, moins encore comment il s'est r\u00e9veill\u00e9 dans le monde de Dieu.
Au moment du jugement, nous verrons que les justes sont les seuls \u00e0 avoir v\u00e9cu. La mort des amis de Dieu am\u00e8ne souvent la paix \u00e0 ceux qui ont v\u00e9cu \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s. C'est souvent par leur mort que les martyrs font triompher la cause pour laquelle ils vivaient.

{N}3,{/}13: Heureuse la femme sans enfants si elle est rest\u00e9e pure. La Bible fait toujours l'\u00e9loge d'une vie f\u00e9conde, du couple qui a plusieurs enfants et qui \u00e0 force de sacrifices en fait des personnes droites et utiles (voir Psaumes 127 et 128). Mais ce texte repose la question: En quoi consiste une vie f\u00e9conde? En Isra\u00ebl, rester sans enfants \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un ch\u00e2timent de Dieu, et la Loi excluait les eunuques (les hommes castr\u00e9s) des assembl\u00e9es religieuses. Un proph\u00e8te pourtant avait \u00e9mis un point de vue oppos\u00e9 (voir Is 56,4).
Mieux vaut n'avoir pas d'enfants mais avoir bien agi. Rechercher la perfection est toujours le moyen d'avoir une vie f\u00e9conde. Nous savons qu'il y a des couples sans enfants et des c\u00e9libataires qui ont su orienter leur capacit\u00e9 d'amour, engager toute leur vie, et se sont cr\u00e9\u00e9 une famille spirituelle. L'exemple de Marie a \u00e9t\u00e9 vu, d\u00e8s le d\u00e9but de l'Eglise comme un mod\u00e8le et un encouragement donn\u00e9 \u00e0 ceux et celles qui se consacrent \u00e0 Dieu et cherchent une f\u00e9condit\u00e9 d'un autre ordre, propre \u00e0 cette vocation.

{N}4,{/}7: "Pourquoi est-ce que Dieu me l'a pris?" Parole entendue bien des fois. Aucun accident mortel ne peut emp\u00eacher Dieu de donner tout ce qu'il a voulu donner \u00e0 chacun. Il fait \u00e0 certains la gr\u00e2ce de murir plus vite et d'arriver \u00e0 la perfection que d'autres n'atteignent qu'apr\u00e8s de longues ann\u00e9es.
Il \u00e9tait droit, il a plu \u00e0 Dieu qui l'aimait. La femme ou le fils que Dieu a pris ne nous appartenaient pas. Des liens d'amour s'\u00e9taient \u00e9tablis entre eux et nous, li\u00e9s \u00e0 mille circonstances et souvenirs, mais un amour plus fort les unissait au  Seigneur: ils \u00e9taient d'abord \u00e0 lui.
Comme il vivait au milieu des p\u00e9cheurs, Dieu l'en a retir\u00e9. (voir Gn 5,24). C'est une autre r\u00e9ponse \u00e0 la mort pr\u00e9matur\u00e9e de nos enfants: Qui sait ce qu'ils auraient fait de leur vie? Dieu sait mieux ce qui convient \u00e0 chacun.

{N}5,{/}1: Les proph\u00e8tes parlaient souvent du jugement de Dieu en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un jugement qui se r\u00e9aliserait sur terre, punissant les nations et les p\u00e9cheurs, \u00e0 partir duquel Dieu redresserait l'histoire humaine.
Mais ce paragraphe maintenant nous parle d'un jugement individuel apr\u00e8s la mort. Elle insiste surtout sur le cas des martyrs: il faut dire qu'\u00e0 cette \u00e9poque le souvenir des croyants pers\u00e9cut\u00e9s pour leur foi au temps des Maccab\u00e9es \u00e9tait encore frais. Mais n'oublions pas que si nous pouvons \u00eatre \u00e0 la fois chr\u00e9tiens et en paix, dans quantit\u00e9 de pays nos fr\u00e8res chr\u00e9tiens souffrent et souvent meurent victimes de pers\u00e9cutions dont les journaux parlent tr\u00e8s peu.
Comme nous avons err\u00e9 loin de la v\u00e9rit\u00e9! Ce jour-l\u00e0, nous ne porterons pas les masques qui dissimulent nos intentions mauvaises et notre bassesse. Alors, les m\u00e9chants se rendront clairement compte du vide de leur existence: \u00e0 peine n\u00e9s, nous avons disparu. Avant m\u00eame que Dieu ne les condamne, ils se jugeront eux-m\u00eames: face \u00e0 eux se dresseront leurs crimes (4,20).
Cette page a des traits communs avec la parabole du jugement de Matthieu 25,31, avec cette diff\u00e9rence: alors qu'ici s'opposent pers\u00e9cuteurs et pers\u00e9cut\u00e9s, J\u00e9sus, lui, distinguera entre ceux qui ont aim\u00e9 leur prochain et ceux qui ne l'ont pas fait.

{N}6,{/}1: Ici commence un discours th\u00e9oriquement adress\u00e9 aux rois. Il faut en effet rappeler ce que nous avons dit dans l'introduction de l'Eccl\u00e9siaste: on attribuait facilement \u00e0 Salomon les livres de sagesse. C'est le cas de ce livre: l'auteur parle comme ferait Salomon, et il dirige son discours aux gens de son monde, c'est-\u00e0-dire aux souverains.

{N}7,{/}7: Toute cette page est une invitation \u00e0 rechercher la Sagesse comme on cherche une \u00e9pouse: rappelons qu'\u00e0 cette \u00e9poque des souverains allaient "\u00e9pouser" telle ou telle divinit\u00e9 (ce qui leur permettait parfois de s'emparer au nom de leur \u00e9pouse des tr\u00e9sors de son temple: 2Ma 1,14). Rechercher la Sagesse de Dieu n'est pas autre chose que ce que nous faisons quand nous parlons d'union au Christ: n'oublions pas qu'il est, lui, la Sagesse incr\u00e9\u00e9e. Il ne s'agit donc pas de quelque chose de sentimental: c'est la recherche co\u00fbteuse et jamais achev\u00e9e de celui qui est la V\u00e9rit\u00e9.
J'ai vu qu'elle valait plus que les pierres pr\u00e9cieuses. Voir Mt 13,44-45.

{N}7,{/}21: Voir le commentaire de Pr 8,22: c'est le m\u00eame th\u00e8me. De Dieu vient la Sagesse: c'est la m\u00eame Sagesse qui a ordonn\u00e9 l'univers, et qui est en nous pr\u00e9sence de Dieu.
Rien de souill\u00e9 ne s'introduit en elle. Remarquer l'optimisme que cache cette expression. Parce qu'elle est sainte et pure, la sagesse de Dieu p\u00e9n\u00e8tre tout, m\u00eame ce qui est impur et imparfait, \u00e9clairant notre esprit lent et limit\u00e9. Les Juifs de l'\u00e9poque apprenaient de la Loi qu'ils devaient \u00e9viter tout ce qui \u00e9tait impur: parce que, quand deux personnes se touchaient, la personne impure contaminait l'autre (voir Lv 11,1 et Ag 2,11). Ici, c'est la sagesse de Dieu qui triomphe de l'impuret\u00e9 (voir Ep 5,13). Aucune chose n'est absolument mauvaise en soi: elle est mauvaise si elle pouvait avoir \u00e9t\u00e9 mieux, et elle est bonne si dans le cas concret rien de meilleur ne pouvait \u00eatre fait.
Jamais le mal n'est plus fort que la Sagesse. Enracin\u00e9 dans la parole de Dieu, le chr\u00e9tien am\u00e8ne la lumi\u00e8re l\u00e0 o\u00f9 l'obscurit\u00e9 dominait: il doit \u00eatre pr\u00e9sent et actif l\u00e0 o\u00f9 se d\u00e9cident les probl\u00e8mes de sa nation, de son travail et de sa vie de tous les jours, sans craindre de se compromettre: la Sagesse et l'Esprit renouvelleront la face du monde.
Elle fait d'eux des amis de Dieu (27). Nous avons vu en 2,24 que le d\u00e9mon avait introduit la mort dans la cr\u00e9ation. Mais la Sagesse de Dieu r\u00e9pare les ravages de la mort.
C'est une \u00e9manation tr\u00e8s pure de la Gloire de Dieu. Pour les h\u00e9breux,la "gloire" \u00e9tait quelque chose de pesant, quelque chose qui s'impose et n'est pas pure apparence. Dans le langage des grecs, la "gloire" deviendra ce qui est rayonnant: rayonnement de Dieu dans l'univers, et plus encore "sur la face du Christ" (2Co 4,6). La Sagesse, miroir de l'activit\u00e9 de Dieu et image de sa perfection, est le Christ, comme Paul le dit dans Col 1,5; He 1,3; Jean appelle le Christ "Verbe" de Dieu (voir Jn 1,1). Voir aussi l'introduction d'Eph\u00e9siens.

{N}9,{/}1: Cette pri\u00e8re fait allusion au r\u00eave dans lequel Salomon demanda \u00e0 Dieu la sagesse (1R 3,6).
La condition indispensable pour obtenir la sagesse est d'avoir le coeur humble et simple. Dieu accorde la prudence, et m\u00eame l'autorit\u00e9 pour diriger son peuple, \u00e0 ceux qui coop\u00e8rent avec lui. Abraham et Mo\u00efse ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s \u00e0 r\u00e9aliser de grandes choses.

{N}10,{/}1: La Sagesse de Dieu est active dans l'histoire du monde. Nous ne pouvons pas \u00e9valuer les \u00e9v\u00e9nements au moment m\u00eame o\u00fa ils arrivent: l'histoire les mettra peu \u00e0 peu \u00e0 leur vraie place. L'histoire d'un peuple, comme les Isra\u00e9lites, nous montre que Dieu avait un plan qui se d\u00e9veloppait point par point, m\u00eame si le peuple \u00e9tait libre et souvent s'\u00e9loignait de Dieu. Beaucoup d'\u00e9l\u00e9ments participent \u00e0 la r\u00e9alisation du plan de Dieu: p\u00e9ch\u00e9, ch\u00e2timent, p\u00e9nitence et pardon.
Elle a fait fructifier ses efforts (10). Ceci fait sp\u00e9cialement allusion \u00e0 Jacob. La Sagesse de Dieu enseignait \u00e0 ses fils ce qui donnerait des fruits et serait durable; elle montrait ce qui \u00e9tait perte de temps. Elle leur enseignait \u00e0 vivre dans le pr\u00e9sent et \u00e0 y d\u00e9couvrir les ressources et les joies que Dieu veut nous donner. Souvent ils ne voyaient pas au-del\u00e0 du chemin \u00e0 parcourir ce jour-l\u00e0, et leur lutte quotidienne contre leurs propre mensonge pouvait sembler inutile: la sagesse pourtant avait pr\u00e9par\u00e9 leur vie et, un jour, ils d\u00e9couvraient comment leurs peines s'\u00e9taient ajout\u00e9es \u00e0 celles de tant d'autres fr\u00e8res pour construire la cit\u00e9 future.
Le verset 3 fait allusion \u00e0 Ca\u00efn; 4 \u00e0 No\u00e9; 5 \u00e0 Abraham; 6 \u00e0 Lot; 10 \u00e0 Jacob; 13 \u00e0 Joseph et 16 \u00e0 Mo\u00efse.

{N}11,{/}1: L'amour de Dieu pour son peuple se sert des forces de la nature qui punissent les Egyptiens et sauvent les H\u00e9breux. Les sept exemples mentionn\u00e9s: les animaux, les sauterelles et les serpents, la gr\u00eale et la manne, les t\u00e9n\u00e8bres et la lumi\u00e8re, les premier-n\u00e9s, la mer, rappellent \u00e0 la fois les plaies d'Egypte et la vie d'Israa\u00ebl au d\u00e9sert (16-19). Tout ceci est amplifi\u00e9 outre mesure et ce n'est sans doute pas la partie du livre qui nous touche le plus.
Les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments qui avaient servi \u00e0 punir leurs ennemis devenaient b\u00e9n\u00e9fiques pour eux (11,5). Organisation, vitesse, technologie, science, \u00e9mancipation: tout peut servir d'instrument pour la lib\u00e9ration humaine \u00e0 condition de s'en servir avec sagesse. Tout peut aussi se retourner contre les hommes quand on s'en sert sans voir o\u00f9 Dieu m\u00e8ne le monde.

{N}11,{/}20: Tu respectes en tout ce que tu disposes: mesure, nombre et poids. Le pouvoir de Dieu, \u00e9tant absolu, n'est jamais une manifestation de violence: dans tout ce qui vient de Dieu, jamais ne manque la beaut\u00e9, l'harmonie et la bont\u00e9.
Le passage de 11,5 \u00e0 15,19 est une longue parenth\u00e8se o\u00f9 l'attitude de Dieu, ami et ma\u00eetre de l'homme s'oppose \u00e0 la b\u00eatise du culte des idoles.

{N}13,{/}1: Les mat\u00e9rialistes ignorent Dieu. Les orgueilleux croient pouvoir tout faire seuls. Ils utilisent les choses comme si elles leur appartenaient, ils n'en voient pas la vraie noblesse et ne les re\u00e7oivent pas comme des dons de Dieu.
Les simples et les humbles voient la main de Dieu en tout. L'eau, le vent, les montagnes leur rappellent l'Etre Parfait qui les a cr\u00e9\u00e9s; plus encore, les richesses qu'ils d\u00e9couvrent en ceux qu'ils aiment. L'intelligence humaine est faite pour d\u00e9couvrir Dieu qui remplit tout et qui est la fin de tout. Paul reprendra ce th\u00e8me dans Rm 1,19.

{N}16,{/}20: Quelle amplification de la manne que Dieu avait donn\u00e9e aux H\u00e9breux dans le d\u00e9sert! Cette rh\u00e9torique ne nous touche gu\u00e8re, et pourtant cette fa\u00e7on de voir les choses chez les Juifs de l'\u00e9poque pr\u00e9parait ce que J\u00e9sus dira dans Jean 6.

{N}19,{/}22: Ce livre se termine brusquement avec la certitude que Dieu n'abandonnera jamais son peuple.

